Mobilisation des recettes fiscales et viabilit├® de la dette

Le MINFI cherche la meilleure formule

Le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, a ouvert ce 23 janvier 2017 au palais des Congr├¿s de Yaound├®, les travaux de la Conf├®rence annuelle des responsables des services centraux, d├®concentr├®s et ext├®rieurs de son d├®partement minist├®riel.

imgconf20171LÔÇÖabondante pluie qui sÔÇÖest abattue sur la capitale en cette matin├®e du 23 janvier 2017, nÔÇÖa gu├¿re ├®mouss├® lÔÇÖenthousiasme des responsables des services centraux, d├®concentr├®s et ext├®rieurs du minist├¿re des Finances, venus nombreux participer aux travaux de leur conf├®rence annuelle. Les ├®changes qui vont durer deux jours ont pour th├¿me : ┬½ Optimiser la mobilisation des recettes fiscales, pr├®server la viabilit├® et la soutenabilit├® de la dette publique en 2017 ┬╗.

En ouvrant les travaux, le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, face ├á un auditoire attentif, a indiqu├® que ce th├¿me vise ├á r├®pondre prioritairement et ├á juste titre aux pr├®occupations de politique budg├®taire. Au c┼ôur de la probl├®matique, a-t-il poursuivi, il y a la mobilisation des recettes fiscales et la dette. Plantant le d├®cor avant les ├®changes qui ont suivi dans le cadre de deux panels, Alamine Ousmane Mey a dÔÇÖabord livr├® ses r├®flexions sur la fiscalit├®. Il est parti de lÔÇÖambitieux programme de lÔÇÖEtat cette ann├®e, pour constater que sur des ressources totales projet├®es ├á 4 373,8 milliards de F CFA, les ressources propres sÔÇÖ├®tablissement ├á 3 143 milliards de F CFA dont 2 519 milliards de F CFA en recettes fiscales (imp├┤ts et douanes). SÔÇÖil est admis que le succ├¿s du financement du budget de lÔÇÖEtat est principalement tributaire de sa capacit├® ├á mobiliser les ressources internes au plan fiscal, cette d├®marche doit ├®galement prendre en compte, dÔÇÖapr├¿s le ministre, les attentes l├®gitimes de la communaut├® des affaires en mati├¿re dÔÇÖincitations fiscales et douani├¿res ├á lÔÇÖinvestissement. Les attentes des parties, a priori contradictoires, comme lÔÇÖa fait observer lÔÇÖillustre orateur, doivent pourtant trouver la meilleure solution possible gr├óce ├á une fiscalit├® adapt├®e, fond├®e sur une large assiette fiscale. LÔÇÖobjectif ├®tant dÔÇÖaccro├«tre la pression fiscale sans basculer dans la r├®pression fiscale. Il sÔÇÖagit en dÔÇÖautres termes, a-t-il expliqu├®, des niveaux de pr├®l├¿vement fiscal compatibles avec la richesse cr├®├®e sans pour autant d├®courager lÔÇÖinvestissement productif ou inciter ├á la conduite des activit├®s dans lÔÇÖinformel, privant lÔÇÖEtat dÔÇÖimportantes ressources. Cette probl├®matique renvoie aussi, a indiqu├® le ministre, ├á la question du bon niveau de la d├®pense fiscale qui garantit un rendement ad├®quat de lÔÇÖimp├┤t. Tenter dÔÇÖy r├®pondre revient ├á assurer une mobilisation optimale de la recette fiscale comme le sugg├¿re le th├¿me de la conf├®rence. Bref, il est question de r├®soudre la d├®licate ├®quation dÔÇÖ├®quilibre entre le rendement fiscal optimal et la juste d├®pense fiscale dans un contexte de d├®mant├¿lement tarifaire, au regard de lÔÇÖAccord de partenariat ├®conomique avec lÔÇÖUnion europ├®enne.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *