Du 24 juillet au 12 juillet 2014, la deuxi├¿me session du comit├® interminist├®riel dÔÇÖexamen des programmes (CIEP) sÔÇÖest tenue ├á Yaound├® sous la pr├®sidence du Ministre des Finances Alamine Ousmane Mey.Charg├® de veiller ├á la coh├®rence des programmes avec les objectifs des politiques publiques, ├á la coh├®rence du p├®rim├¿tre des programmes des minist├¿res, ├á la fiabilit├® des indicateurs des programmes ou encore de sÔÇÖassurer de la conformit├® des programmes aux principes pos├®s par le r├®gime financier de lÔÇÖ├ëtat, le Ciep de cette ann├®e sÔÇÖest tenue ├á lÔÇÖor├®e de la fin du premier budget programme du Cameroun dont le terme sera ├®chu en 2015.

CÔÇÖest pourquoi, le ministre des Finances a prescrit une ├®valuation du chemin parcouru, question de faire des am├®liorations sur le prochain exercice triennal 2016-2018. En plus de ces am├®liorations, il est d├®sormais question dÔÇÖannexer le rapport annuel de performance ├á la loi de r├¿glement, afin de donner plus de valeur au projet de performance des administrations (PPA) et dÔÇÖen faire un des documents essentiels de la loi de finances.

Mais avant les travaux proprement dits, le Ciep 2014 a connu des innovations qui portaient sur la tenue de journ├®es dÔÇÖ├®changes techniques qui ont permis au minist├¿re de lÔÇÖEconomie, de la planification et de lÔÇÖam├®nagement du territoire de pr├®senter le r├®f├®rentiel dÔÇÖexamen des programmes et ├á la Direction g├®n├®rale du budget du minist├¿re des Finances de donner un aper├ºu des pr├®-conf├®rences budg├®taires.

A lÔÇÖissue des travaux qui ont dur├® trois semaines, les membres ont convenu sur le plan strat├®gique, de la mise ├á la disposition des administrations des mesures dÔÇÖurgence et de  les accompagner dans lÔÇÖint├®gration de celles-ci dans les programmes des minist├¿res. Dans le m├¬me temps, le Ciep a exprim├® sa pr├®occupation quant ├á la r├®alisation du niveau de croissance projet├® ├á 6%. Quant ├á la performance des administrations, le Ciep a fait le constat  dÔÇÖune insuffisante ma├«trise de la logique dÔÇÖ├®laboration des PPA. Aussi faut-il ├á lÔÇÖavenir assister les administrations dans leur r├®daction car, pour cette ann├®e, le caract├¿re h├®t├®rog├¿ne des PPA a ├®t├® mis en exergue tant dans le fond que dans la forme.

Une situation qui a entrav├® la bonne compr├®hension des probl├¿mes adress├®s et des solutions ├á y apporter. Difficult├®s dÔÇÖ├®laboration du chronogramme dÔÇÖex├®cution du PPA, inscription des projets immatures dans le budget sont entre autres ├®cueils relev├®s par les membres du Ciep lors de la session 2014. Pour y rem├®dier, il est prescrit aux administrations de se conformer au format harmonis├® des programmes ├®labor├® par le secr├®tariat technique du Ciep, de nÔÇÖinscrire que les projets matures dans les budgets des administrations et dÔÇÖallouer des moyens aux responsables permettant de disposer de donn├®es statistiques fiables indispensables ├á la bonne ├®valuation des programmes.

Bien que les membres du Ciep aient manifest├® un engouement pour lÔÇÖappropriation de la r├®forme budg├®taire, sa ma├«trise par tous les acteurs, selon le ministre d├®l├®gu├®  Pierre Titti qui a pr├®sid├® la c├®r├®monie de cl├┤ture, reste un d├®fi. Aussi, afin de garantir la qualit├® des plaidoyers devant la commission des finances du Parlement, le Ciep a-t-il fix├® le cap de la cartographie de la performance devant ├¬tre finalis├®e pendant les conf├®rences budg├®taires.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *